Combien de mises en scène utilisez-vous pour faire poser les sujets ?
« Je choisis la mise en scène uniquement si j'ai une idée en tête avant la séance. Sinon, je décide sur le moment. Cela dépend surtout du sujet et de notre première minute passée ensemble. »
Votre travail semble organisé de façon méticuleuse. Où trouvez-vous les idées de thèmes et de compositions ?« Généralement, je garde à l'esprit deux ou trois thèmes pour différentes raisons. Après un certain temps, il n'en ressort qu'un, donc je commence à travailler sur celui-là. J'ai alors une image en tête et je commence à rechercher les accessoires que je souhaite inclure ou les lieux que je souhaite utiliser. Curieusement, les thèmes sont toujours personnels ou en lien avec mes propres sentiments et mes propres expériences. Les idées peuvent naître d'une petite chose comme une jupe ou une scène réelle dont je suis témoin. J'essaie alors de reconstituer ce que j'ai en tête. "
Bon nombre de vos portraits ne présentent pas le contact visuel direct. Que signifie l'image d'une personne regardant en dehors du cadre dans lequel elle est mise en scène ?« J'ai toujours été attirée par les portraits conceptuels ou en milieu naturel, où les éléments environnants jouent un rôle essentiel. Pour moi, un objet peut être aussi important que le sujet, et le fait que la personne regarde en dehors du cadre créé un dialogue entre le sujet et ce qui l'entoure. »
Quelle configuration d'éclairage préférez-vous utiliser pour des séances sur le terrain ?« J'adore l'éclairage continu, mais c'est un dispositif lourd, difficile à transporter, donc je l'utilise principalement pour mon travail personnel. Dans le cadre de missions éditoriales, pour lesquelles je dois être flexible et peu chargée, j'utilise généralement un
Speedlite et un parapluie. »
Quelle est la leçon la plus importante que vous avez tirée de votre carrière de photographe ?« La persévérance finit par payer. »